Vous savez, même lorsque l’on parle d’un sujet aussi ambigu que la psychologie, il y a toujours un lien de cause à effet. La crise de panique qui est souvent à la base de l’agoraphobie est aussi unique que la personne qui la subit, tout autant que ce qui a déclenché cette crise de panique.
Il y a déjà près de 2 ans que je considère maitriser à merveille mon agoraphobie. Depuis ma première crise de panique, j’ai voyagé plusieurs fois et j’ai eu deux enfants. Mais aujourd’hui encore, je subis les symptômes désagréables de la crise de panique. Ce qui fait toute la différence, c’est que maintenant, je sais pourquoi.
À travers mon cheminement, j’ai du revivre mentalement les douloureux moments qui ont caractérisés mes toutes premières crises de panique. Ce n’est pas une sinécure et on ne tient pas nécessairement à garder en souvenir ces quelques minutes d’angoisse, mais WOW, que ça en vaut la peine. Avec un peu de recul, on réussit à compartimenter chacun des instants qui précèdent et qui suivent la crise de panique et je peux vous confirmer que souvent, c’est la cause elle-même qui semble ressortir du lot. Par exemple, je me souviens qu’à ma toute première crise de panique, une des nombreuses lumières au-dessus de moi s’est éteinte subitement, ce qui a causé un léger changement de luminosité… semblable à ce que je vis lorsque je suis un peu étourdie. Bang, voilà le trouble panique qui se déclenche automatiquement. Ce qui a de plus curieux, c’est que toute ma vie, je sais que je me rappellerai de ce moment distinct, beaucoup plus que des symptômes qui ont suivis. Preuve que lorsque l’on parle d’angoisse, il faut chercher au-delà des symptômes et la surprise est que ce qui est vraiment anxiogène, c’est souvent quelque chose qui nous a toujours secrètement fait peur. Pour ma part, c’est tout ce qui concerne les maux de cœurs et étourdissements.
Depuis, j’ai souvent vu des situations semblables déclenchées chez moi, des troubles paniques: à mes accouchements, dans des soirées bien arrosées ou lorsque je suis particulièrement fatiguée… mais la beauté de la chose, c’est que maintenant que je sais ce qui me fait vraiment paniquer, je ne panique plus autant. Alors, la clé est de trouver cette peur secrète, qui a toujours marquée notre vie. Ça ne règlera pas nécessairement le problème mais ce sera le plus grand pas qui aura été fait vers la guérison.

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