Parfois on a besoin de très peu pour que le déclic se fasse, une simple phrase dans une chanson peut changer toute une vie… J’aimerais me présenter en vous disant que j’étais une agoraphobe, mais je sais que comme l’alcoolique, je ne serai jamais à l’abri des rechutes. Alors je me présenterai ainsi :
Je suis Kim Dufresne , agoraphobe contrôlée – Bienvenue sur mon blogue!
J’ai vécu l’enfer de l’agoraphobie durant 4 ans, si je calcule le temps écoulé entre ma première crise de panique et mon étape ultime : mon premier voyage en avion. Je n’entrerai pas dans le dédale de ce que j’ai vécu : les rechutes, les crises, les peurs… Je ne veux pas faire le focus sur le côté négatif de la maladie. Pourquoi? Toutes les fois où j’ai lu une documentation qui décrivait les symptômes, il me semblait les ressentir à nouveau.
L’agoraphobie est une question de sensation, tout se ressent au fin fond du cœur; la solution se retrouve dans la raison, tout se déclenche dans les méandres les plus profonds du cerveau. Si vous me suivez, vous commencez à comprendre par où commencer pour s’en sortir.
J’adore la musique et ça m’a servi. Je vous en donne un exemple aujourd’hui mais éventuellement, dans d’autres textes, je reviendrai sur l’importance de la musique sur le chemin de la guérison. Pour le moment, je ne vous donnerai qu’un sujet de réflexion : une phrase d’une chanson de Laurence Jalbert qui résume pratiquement en totalité ce phénomène qu’est l’agoraphobie :
« Mais pourquoi donc toujours fuir une tempête qui n’existe que dans ta tête? »
Parce que l’agoraphobe, où qu’il soit, n’est jamais à l’aise. Même enfermé dans le plus petit recoin sécuritaire de sa maison, il le sait… Ses pensées le suivent partout, le hantent, lui empoisonnent la vie!
Tout agoraphobe devrait se reconnaître dans ce que je viens de vous décrire. Alors je vous invite à lire mon prochain texte. On vous dit en thérapie qu’il ne faut pas fuir, mais moi je vous inviterai à le faire! Je ne vous apprendrai cependant qu’à ne fuir qu’un seul endroit… votre tête!
D’ici là, bonne chance!

Laisser un commentaire
Flux des commentaires pour cet article