J’écris ce soir “on the top of my head” comme dirait les anglophones. Parce que c’est comme cela qu’on m’a appris à créer et parce que c’est comme cela que j’ai découvert mes meilleurs idées… reste à faire le tri.
Voilà près de 7 ans que je vis ma vie d’agoraphobe. Est-ce que ça va bien? Oui, très bien merci parce que c’est moi qui a le dessus. Et vous, agoraphobes en détresse, pourquoi laissez vous la maladie avoir le dessus. Il n’y a pas de honte à être agoraphobe, c’est un mal répandu et de l’accepter, c’est un premier pas vers la guérison parce que vous connaissez l’adversaire. Il est maintenant temps de choisir les armes!
J’ai fait un constat stupéfiant suite à ma maladie… Est-ce que vous vous rendez compte du courage que cela prend de gagner la bataille contre un ennemi aussi sordide, aussi impalpabe, aussi instable. Qui est le faible: celui qui vit sa vie sans aucune peur ou celui qui vit sa vie en combattant ses peurs? Moi j’ai choisis de me battre.
J’ai commencé par me trouver des alliés: psychologues et médecins, mais surtout familles et amis. Faites le tri, choisissez en deux ou trois, donnez-leur de l’information sur la maladie et, svp, criez à l’aide. Ce n’est pas aussi facile que j’ai l’air de croire, je le sais car… je le sais. Mais, je ne vous donne pas un conseil en tant que spécialiste, je vous le donne en tant que survivante.
L’agoraphobie peut parfois sembler très bégnine, mais ne l’ignorez pas sous prétexte que les conséquences sont minimes. Non, ce n’est pas normal d’avoir des palpitations parce que pris dans le traffic. Ce n’est pas normal d’éviter le cinéma ou le théâtre, ce n’est pas normal de redouter un beau voyage devant être si reposant. Ne laissez pas ce petit monstre grossir.
Je ne fais pas la morale, je cherche à insuffler un peu d’espoir à ceux qui se croient seuls. Nous sommes des milliers à connaître la souffrance d’une phobie incontrôlable et inexplicable. Mais nous ne sommes pas obligés de rester dans notre prison. Emparez-vous des clés parce que c’est possible!
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